Chat-l'ange Unanimo 2016 - Septième Texte, par Musee

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Chat-l'ange Unanimo 2016 - Septième Texte, par Musee

Message par peyo_fr » 18 Jan 2017 8:49

(CLIQUER ICI POUR RETROUVER LA TOTALITÉ DES TEXTES EN LICE, ET ICI POUR CONSULTER LE RÈGLEMENT ET LA LISTE COMPLÈTE DES 260 MOTS IMPOSÉS)

SEPTIÈME TEXTE : "L'OUTSIDER", par Musee (2145 mots, 260 mots imposés)

En guise de PRELIMINAIRE, je tiens à souligner que ce sont les mots imposés qui me conduisent à raconter cette histoire. Alors, selon la formule consacrée, toute ressemblance avec ce qui va suivre n'est que purement fortuite, OUPS !

Quarante, c'était COMMENT, déjà ? HOULALA, j'ai encore perdu le fil. Ce fichu système HEXADECIMAL me résiste. La base quinze, ça va. Mais la seize... Je ressasse les bases depuis des semaines. Le matin au réveil en attendant mon petit-DEJEUNER, après le passage du kiné... C'est CYCLIQUE. Je sais, c'est CRETIN, mais pas plus que de subir cet ABRUTI d'ACTEUR à l'ECRAN qui fait SON SHOW. Pourquoi, lorsqu'il passe un DOCUMENTAIRE, on me change de chaîne POUR une EMISSION débile entrecoupée de PUB ? Le bulletin météo, c'est douze fois par jour. En quoi la METEOROLOGIE peut intéresser quelqu'un qui ne met pas le nez DEHORS ? Mon EXTERIEUR se limite au SEUL arbre que j'aperçois de la fenêtre. Ça me rend FURIEUX, mais la CONTESTATION m'est interdite, je reste muet comme une CARPE. Je suis aphasique. Pourtant, mon INTELLIGENCE n'a subi aucune défaillance. Ma mémoire non plus. Valérie croit mon cerveau en lambeaux, pourtant, chaque DENDRITE de mes neurones est restée intacte. Ma tête est juste prisonnière de mon corps.
Depuis mon accident, je ressasse mes leçons. Maths modernes, GEOMETRIE, entier, RELATIF, mon plaisir est VARIE... J'aimais ça, les maths. Je me souviens, comme si c'était hier, de cette INTERROGATION écrite où j'avais eu 20/20 et dont j'étais très fier. J'avais du POTENTIEL, disait mon professeur.
Cela faisait seulement cinq semaines que nous avions scellé notre DESTINEE, que nous nous étions prêté SERMENT quand un état d'épuisement GENERAL m'assaillit. Ma tête dans un ROULEAU compresseur, je me mis à avoir des comportements incontrôlables, à COURIR ou à CHANCELER comme un HOMME ivre ou un DROIDE IMPOSSIBLE à diriger. Puis survint la CHUTE dans l'ESCALIER, le réveil dans l'ambulance, le diagnostic CATASTROPHIQUE : anévrisme géant, gros comme une patate douce.
Après un refus DIRECT d'interventions chirurgicales au C.H.U. LOCAL, que je ne souhaite pas NOMMER ici, Valérie entra en CROISADE contre les médecins. Elle se battit contre tous et obtint enfin un rendez-vous dans un CENTRE hospitalier parisien. L'équipe fut formidable, son ACCUEIL CHALEUREUX. Après DISCUSSION entre un COLLECTIF de pairs et un examen COMPLEMENTAIRE RIGOUREUX, elle proposa une intervention COMBINATOIRE. Intervention risquée, encore jamais tentée, un JEU d'EQUILIBRISTE en DUO. Pour cela, il fallait trois opérations préparatoires. La première me remit debout, l'espoir revint. Avec, le SOULAGEMENT. Cécile et Daniel, la sœur et le beau-frère de Valérie, m'hébergeaient à Paris pour m'éviter toute FATIGUE inutile, mon domicile étant trop ELOIGNE. La deuxième se déroula à merveille. Je devais juste me ménager en attendant la troisième. "Pas d'ABUS, ne tirez pas sur la CORDE !", me dit le professeur. Cette troisième opération, la plus délicate, celle qui préparerait la dernière, la salvatrice qui me permettrait de revivre normalement, fut également un succès. Pourtant, un scénario INCOMPREHENSIBLE se déroula. Quelques heures plus tard, je me mis à CRACHER le sang qui fit BRISER tout espoir. Suivirent la craniectomie, le coma PROFOND pendant des mois, l'hémiplégie et l'aphasie. Le bip INFERNAL des appareils, la vie en SUSPENS, la demi-mort, transformèrent chacun de mes jours en ETERNITE.
Pendant ma longue hospitalisation parisienne, Cécile venait me voir tous les jours, je sentais sa présence, sa force, chaque ONDE positive transmise pour m'aider à m'en sortir. Elle me parlait peu, ne sachant que dire, je pense. Souvent, elle m'ôtait une CHAUSSETTE de contention, puis l'autre, pour me masser les jambes et les pieds avec une CREME afin de m'HYDRATER et activer la circulation. Elle me lisait le JOURNAL, le DAUPHINE, le Télégramme, ou des magazines automobiles. Je me souviens qu'un jour, elle me lisait une interview du COPILOTE du LEGENDAIRE CHAMPION en ALLEMAGNE, de ce VIRTUOSE du VOLANT. Elle s'était interrompue, faisant sans doute un lien entre nos deux histoires.
Valérie me rendait visite le weekend. J'attendais ce rendez-vous DOMINICAL où elle prenait tant SOIN de moi, jusqu'à mon HYGIENE intime. Quelle décadence.
Je me remettais lentement, trop lentement. Les chirurgiens me réparèrent comme ils purent, comblant le CREUX de la MOITIE de mon crâne et réduisant ma patate en une insignifiante noix. Comment ? Cela reste un MYSTERE. Mais me voilà CONDAMNE à vivre entre mon LIT et mon fauteuil roulant, mon côté droit incapable du moindre MOUVEMENT. ETRANGE fin pour un baroudeur dont l'UNIVERS se réduit à une chambre d'handicapé. Terminée l'AVENTURE !
J'aurais pu être FERMIER, comme mes PARENTS, PAYSAN ou BUCHERON. DESERTEUR de leur terre FERTILE, plus attiré par l'ECUME des vagues que par les sillons de leurs champs, par le chant de la CORNE de brume et l'IMMENSITE des mers que par leur forêt, j'avais souhaité SERVIR l'armée et aller rouler ma BOSSE. Je devins MARIN, mécanicien en SOUS-MARIN, quartier-MAITRE sur le VULCAIN. De périple en PEREGRINATION, j'en voyais, du pays ! Le CANADA, la RUSSIE, l'EGYPTE, la CHINE, PEKIN, NEW YORK, le MYTHIQUE Cap Horn et ses colonies de MACAREUX VIVANT en COMMUNAUTE posés sur la CRETE des rochers. J'en rencontrais, des voyous, des PIRATES des temps modernes, la MAFIA. Souvent, je laissai un AMI, au bord d'une DIGUE ou sur un QUAI de GARE. L'ESPAGNOL rencontré en ANDORRE, le LIBANAIS FACETIEUX, le MEXICAIN MOUSTACHU qui avait tenté de m'entraîner dans son BUSINESS, une histoire de CONTREBANDE, me faisant miroiter la FORTUNE. Des soi-disant bijoux. Ce n'était que de la BRELOQUE. J'en avais rencontré, des CALYPSO. Aucune ne put me retenir, me faire jeter l'ANCRE. Pas même cette adorable japonaise à la PEAU de NACRE qui préparait le RAMEN et le poisson CRU comme personne. Elle avait bien d'autres pouvoirs qui n'auraient laissé aucun homme insensible. Je la soupçonnais de faire COMMERCE de ses charmes.
Après ma SEPARATION d'avec ma première femme, je brulais la chandelle par les deux bouts, menant une vie de débauche. Mon appartement était plus proche de la PORCHERIE que de l'OUVROIR des dames patronnesses. Le CENDRIER était rarement vidé. Tout était BON pour me LAISSER aller jusqu'à la DEMESURE et assouvir mon GOUT pour l'EXTREME. PASTIS PUR, non DILUE, OPIUM et DIEU sait quoi... Jusqu'à me PIQUER avec cette drogue PSYCHEDELIQUE que m'offrait un jeune ULTRA au TRAFIC plus que douteux qui ne se séparait jamais de son INDISPENSABLE SKATE, le meilleur moyen, selon lui, de s'extraire des pattes de la police, en cas d'alerte. Un PUNK.
Loin d'être PASSEISTE, je dis ADIEU à mon ancienne vie avec plaisir lorsque je rencontrai Valérie. Le RAYONNEMENT de sa beauté, son regard SOMBRE, son RAVISSANT SOURIRE, sa SIMPLICITE, son espièglerie, sa détermination qu'elle tenait de son esprit CELTE, tout en elle m'avait séduit. Nous nous étions croisés à VIENNE, lors d'un salon où elle était en REPRESENTATION. Lorsqu'elle apprit que j'étais breton, elle m'avait donné rendez-vous au salon du livre INSULAIRE d'Ouessant, en toute CONVIVIALITE. Pour notre premier weekend, j'avais choisi le canal de la RANCE à vélo. Notre première nuit fut torride et suivie de nombreuses autres. Heureux, je profitais de la DOUCEUR de notre intimité, ému par l'EXPOSITION de son corps PARFAIT sachant si bien se faire DESIRER. J'adorais partir à la CUEILLETTE de son plaisir, longer son épine DORSALE avec mes doigts, mes lèvres, suivre la COURBURE de ses seins, de son ventre, la laisser s'EMPALER et, enfin, plonger mon regard dans ses yeux noirs à l'instant où son corps devenait VOLCAN. Nous restions LONGTEMPS enlacés, nous REPOSANT sous la HOUSSE en COTON en écoutant du JAZZ, sa musique préférée. Je me sentais LEGER, en HARMONIE totale avec Valérie et RAIDE à nouveau. SCANDALEUX ? Non, il n'y avait rien de plus SAIN. J'étais un VEINARD.
Très vite, nous voulûmes vivre ENSEMBLE, notre AMENAGEMENT reste un de mes meilleurs souvenirs. Nous n'avions rien organisé, mais ne désirant pas attendre les livraisons des meubles et appareils ménagers, il nous fallut faire du camping. Nous entamions de véritables chasses au trésor dans tous nos cartons pour traquer la moindre AMPOULE, la moindre boite d'ALLUMETTES, la plaque de CUISSON. Elle était la meilleure au CHRONOMETRE. Nos dîners se terminaient en fous-rires mémorables, surtout lorsque l'on avait tenté de manger un TABOULE à la BAGUETTE. Notre expérience du SPAGHETTI mal cuit fut redoutable. Nous les avions fait cuire dans un MOULE à gâteau et les avions extraits de leur eau à l'aide d'une PELLE à tarte faute d'avoir déniché la PASSOIRE. Nous les avions noyés sous le KETCHUP pour les rendre moins INFAME. BEURK, diriez-vous ? Vous auriez raison ! Pour DEGUSTER notre dîner, nous nous installions sur notre MATELAS, adossés au mur, son GRIFFON à nos pieds. Nous partagions la même lecture, lisant à voix haute à tour de rôle l'histoire de Dédale et de son fils ICARE puis celle de SELENE. Notre bibliothèque étant réduite et après avoir FEUILLETE les livres d'histoire de son fils, notre CHOIX s'était porté sur la mythologie, laissant de côté les leçons sur la GABELLE et la DIASPORA, souvenirs déplaisants de nos années collège. Nous finissions par REVASSER et IDEALISER notre avenir avant de nous endormir dans les bras l'un de l'autre.
Comme elle vivait mal mes absences et ma vie militaire trop CONTRAINTE, je dis "SALUT" à la TROUPE et embauchais dans le domaine FLUVIAL. Les fêtes de Noël qui suivirent furent les plus belles. Le divorce de Valérie étant enfin prononcé, j'étais libre de lui faire ma déclaration. J'avais mis dans la HOTTE un magnifique bouquet où ROSE, VIOLETTE, tulipe et autres FLEURS symbolisant mon UNIQUE amour, se côtoyaient. Sous le bouquet, un petit coffret à bijou VIOLET contenant la PAIRE de boucles d'oreille qu'elle désirait tant. Et tout au fond, un courrier POSTAL dans lequel étaient glissés des billets pour la THAILANDE, la destination qui nous faisait REVER. Empêtré dans mon habit de Père-Noël, je mettais un pied à genou pour lui demander de m'épouser. Pas d'EGLISE, non, un mariage tout simple, entourés de nos familles et amis. Si elle était d'accord, je lui proposais de nous marier en septembre et de partir en janvier en voyage de noces. A nous les siestes dans un TRANSAT, à nous le bronzage, à nous les parties de VOLLEY sur la plage, à nous la vie de LEZARD, pendant que la France frissonnerait...
Enfin, je réintégrais le C.H.U. de province, avec l'espoir d'y rester le moins longtemps possible. J'avais le bonheur de voir Valérie tous les jours. Quand j'exprimais mon désespoir, elle me parlait de mon retour au FOYER. Elle me racontait les travaux que mon état nécessitait, l'acquisition d'un grand lit manœuvrable par PEDALE pour que nous y soyons bien. Mon retour à la maison fut un moment de joie mais aussi de colère, je plongeais jour après jour dans la dépression et devenais de plus en plus agressif. J'étais un très bel homme avant mon accident. Mon corps musclé et vigoureux n'est plus qu'une loque obèse, gonflée au sucre et aux médicaments.
Quelle vie ai-je à offrir à Valérie depuis mon accident ? Aucune. C'est elle qui m'a offert la sienne, elle s'est dévouée toute entière, sachant me calmer lorsque j'étais AGITE. A force de trop donner, elle s'est vite épuisée. J'ai vu son regard changer. J'étais devenu INVISIBLE à ses yeux, encombrant. Après l'amour vient la haine... Lorsque cette fichue CACAHUETE s'était coincée dans ma gorge, je crus voir qu'elle espérait ma DISPARITION.
Au printemps dernier, je l'ai vu s'affiner, redevenir coquette. J'ai su qu'un autre homme était entré dans sa vie. A ma dépression, s'est ajouté la jalousie et des envies de MEURTRE. Mais ce n'est pas le pire. Le pire, c'est cet homme, ce PREDATEUR qui mène triple vie et ne cesse de CONVOITER la femme d'AUTRUI. Cette vieille CARNE que je voudrais écraser comme un INSECTE, un vulgaire PUCERON. Très TOT le matin, j'entends les crissements de PNEU sur le gravier, le petit caillou discret sur le volet (encore heureux qu'il n'ait pas pris l'habitude de SIFFLER). Valérie se lève, ouvre la porte, ils montent à l'étage, dans notre ancienne chambre. Attention, personne n'a le droit de MEDIRE sur elle.
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Re: Chat-l'ange Unanimo 2016 - Septième Texte, par Musee

Message par la brebis » 18 Jan 2017 9:14

effectivement ça valait le coup d'attendre. bravo Musée ! je ne pensais pas que les meurtrière en tailleur Chanel rose écrivaient si bien ;)
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Re: Chat-l'ange Unanimo 2016 - Septième Texte, par Musee

Message par Ambroisie » 18 Jan 2017 9:49

si j'osais, je dirais qu'on oublie le PRELIMINAIRE qui nous ferait plutôt penser que toute cette histoire est vraie tellement elle est bien racontée, au profit des préliminaires amoureux qui font un clin d'oeil aux divagations sado-érotiques d'un certain matou ! Ce n'est pas si facile de se mettre dans la peau d'un homme et tu y es parvenue de façon magistrale, bravo Muse ! :)
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Re: Chat-l'ange Unanimo 2016 - Septième Texte, par Musee

Message par felixcat17 » 18 Jan 2017 10:29

Bravo Muse ! :)

Pas grand chose à rajouter à ce qui a été écrit précédemment, on s'y croirait là-aussi... Grandeur et déchéance... Je ne médirai donc pas sur Valérie et, comme je suis un chat, je ne saurais affirmer, comme certaine que je ne connaissais pas sous cet angle amb... ivalent ! :boulet: , que tu t'es fort bien glissée dans la peau d'un masculin personnage...
Oui, on dirait pourtant vraiment du vécu, c'est passionnant à lire, tout simplement ! :)
Ca valait vraiment le coup d'attendre, voire le coup d'oeil comme dirait Peyo, à qui je le souhaite rapide, son rétablissement... :)

Maintenant, j'attends avec impatience que le susdit dénommé Johann Peyo, en sa qualité de gentil organisateur, nous suggère un truc plus ouf encore, style faire la synthèse de tous les textes parus... :geek: :shots:

Encore une fois, bravo à toi , Muse ! :)
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Re: Chat-l'ange Unanimo 2016 - Septième Texte, par Musee

Message par caius » 18 Jan 2017 18:42

Quel plaisir de lire musee. Cela faisait longtemps !! Comme l'on dit mes petits camarades tu as su si bien rentrer dans la peau d'un homme. En plus comme je suis une rêveuse j'avais l'espoir Que tout finisse bien , mais non c'est la vie :(
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Re: Chat-l'ange Unanimo 2016 - Septième Texte, par Musee

Message par malori29 » 18 Jan 2017 21:28

Bravo ma Muse. Il n'y a que toi pour sublimer cette vie de souffrance. Et oui c'est du vécu hélas :(
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Re: Chat-l'ange Unanimo 2016 - Septième Texte, par Musee

Message par vance35 » 18 Jan 2017 23:54

pas grand chose à ajouter, très très beau texte, très émouvant, bravo !
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Re: Chat-l'ange Unanimo 2016 - Septième Texte, par Musee

Message par Dosto » 19 Jan 2017 0:41

Belle prouesse, ça a l'air si facile...
Quand on rentre dans un texte on ne sait jamais trop comment on va en ressortir. Celui-là a laissé des marques comme la vie en laisse. Merci pour cette jouissance, merci pour cette souffrance, merci pour ce saut, pour cette chute, pour tous les sentiments qui se bousculent, pour cette alchimie des mots, cet assemblage atomique. J'ai apprécié son parfum, goûté cette douce amertume, vibré au souffle de son explosion. Il n'est plus seulement caractères parsemés d'une page informatisée, il est quelque part en moi incrusté par émoi. Merci, merci, merci.
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Re: Chat-l'ange Unanimo 2016 - Septième Texte, par Musee

Message par peyo_fr » 19 Jan 2017 6:37

Je mets du temps a m'en remettre, Muse, je ne suis certainement pas le seul d'ailleurs...

Crescendo tendu, sensations denses et contrastées, style vraiment "masculin", c'est vrai (j'en réévaluerais bien ma part "féminine" à la hausse, d'ailleurs), puis tel un taureau dans l’arène au grand soir, le souffle court, j'aborde le dernier paragraphe avec comme un gout de sang sur les lèvres, l'estocade approche... et cette dernière phrase tombe... J'en frissonne encore !

La première idée qui me vient a l'esprit quand je les reprends, mes esprits, est un peu dérisoire, mais je te la livre brut de décoffrage, sans filtre, comme ce texte : virer toutes ces MAJUSCULES débiles, que j'ai pourtant personnellement contrôlées, double-comble du ridicule... ma seule excuse étant de l'avoir fait en prenant grand soin --comme pour tous vos textes-- de ne pas déflorer l'histoire !

Je n'ai même pas envie de parler de contraintes d'ailleurs, --pourtant tu as fait un travail remarquable--, le fond a balayé la forme, au sortir de ce texte j'ai envie au contraire de re-goûter simplement le plaisir de me sentir libre, de mes mouvements, de mes mots et du reste...
Pas envie non plus de lâcher quelques vannes à 2 balles, c'est dire...

Mais ça reviendra... On ne se refait pas ! :boulet:

Plus anecdotiquement --mais est-ce si anodin ?-- j'ai repensé à "Breaking the Waves", puis j'ai revu "Le Scaphandre et le Papillon", cet homme confiné (un INSIDER !) dont le seul organe qu'il puisse encore utiliser, hormis son cerveau, est l'œil gauche... Comme un exact négatif tragique de ma récente situation [ * ], laquelle ne m'en parait que plus insignifiante...

Le Scaphandre et le Papillon.jpg
[E]-[AS]-[INR]-[LOTU]-[CDMP]-[BFGHJQV]-[XYZ]-[KW]
Le Scaphandre et le Papillon.jpg (58.91 Kio) Consulté 2326 fois

Pour conclure le chapitre anecdotique, toujours à propos de ce film, et pour paraphraser Félicien : "Je me souviens, ayant vu le tableau des lettres triées par fréquences décroissantes utilisé dans 'Le Scaphandre et le Papillon', d'avoir réétudié différents jeux de corpus de plusieurs romanciers et de quelques journaux français, pour en déduire que les ordres changeaient, mais que les permutations ne s'observaient pratiquement toujours qu'à l’intérieur de 8 blocs, eux-mêmes étant observés toujours dans le même ordre : [E],[AS],[INR],[LOTU],[CDMP],[BFGHJQV],[XYZ],[KW]..."





Comme disait Prévert : "On reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait quand il s'en va..."
Chapeau bas, Mister Muse !



[ * ] : Pour mon œil gauche, l'anecdote est connue, quant à mon cerveau, les duettistes (A&F) martèlent tellement sur toutes les ondes que je devrais repasser les contrôles techniques que j'ai fini par m'en convaincre ! :geek: ... Ça y est, c'est revenu, qu'est-ce que je disais, on ne se refait pas ! :roll: :oops: :clown:
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